mardi 7 avril 2009

La vie après la mort

Vous souvenez-vous de Doris Lussier, mieux connu au Québec sous le nom du père Gédéon? Cet humoriste québécois, d'abord professeur à l'Université Laval de Québec, est décédé en 1993 à l'âge de 75 ans. En plus d'avoir beaucoup d'humour, c'était un homme de réflexion et de foi. Derrière son large sourire, se cachait un homme de conviction, un esprit profond et en recherche. Je vous partage quelques-unes de ses réflexions sur la foi et la vie après la mort.

Voici comment il envisageait sa propre mort.

"Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle,
fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète.
Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude.

Mais voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison,
il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoire
que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage
de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.

Il me semble impensable que la vie, une fois commencée,
se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière,
et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant
après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clartés, de si riches espérances et de si douces affections.

Il me paraît répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou. J'ai déjà vécu beaucoup plus que la moitié de ma vie; je sais que je suis sur l'autre versant des cimes et que j'ai plus de passé que d'avenir.

Alors j'ai sagement apprivoisé l'idée de ma mort.
Je l'ai domestiquée et j'en ai fait ma compagne si quotidienne
qu'elle ne m'effraie plus…ou presque.

Au contraire, elle va jusqu'à m'inspirer des pensées de joie.
On dirait que la mort m'apprend à vivre.
Si bien que j'en suis venu à penser que la vraie mort, ce n'est pas mourir, c'est perdre sa raison de vivre.
Et bientôt, quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles, et de passer de l'autre côté du mystère, je saurai alors quelle était ma raison de vivre.
Pas avant.

Mourir, c'est savoir, enfin.
Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens,
mais la vie non plus n'en a pas.

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c'est que, pour moi, mourir, ce n'est pas finir, c'est continuer autrement.
Un être humain qui s'éteint, ce n'est pas un mortel qui finit, c'est un immortel qui commence.

La tombe est un berceau.
Mourir au monde, c'est naître à l'éternité.

Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière.
La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle.
Il n'y a qu'une chose qui peut justifier la mort…. C'est l'immortalité.

Mourir, au fond, c'est peut-être aussi beau que de naître.
Est-ce que le soleil couchant n'est pas aussi beau que le soleil levant ?
Un bateau qui arrive à bon port, n'est-ce pas un événement heureux ?

Et si naître n'est qu'une façon douloureuse d'accéder au bonheur de la vie,
pourquoi mourir ne serait-il pas qu'une façon douloureuse de devenir heureux ?

La plus jolie chose que j'ai lue sur la mort, c'est Victor Hugo qui l'a écrite.
C'est un admirable chant d'espérance en même temps qu'un poème d'immortalité :

« Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme ouvre le firmament,
Et que ce qu'ici bas nous prenons pour le terme est le commencement. » "


Doris Lussier, alias le père Gédéon (1918-1993)




Je suis très touchée par cette vision de la vie après la mort. C'est pourquoi je vous la partage en cette semaine nous rappelant la mort et la résurrection de Jésus. J'espère que ces pensées pourront vous faire du bien comme elles m'en font.

Françoise


lundi 6 avril 2009

Moment de détente


Voici une petite histoire reçue d'une amie pour nous "réchauffer" un peu en ce jour froid et pluvieux d'avril.


Pourquoi choisir d'être incinéré?

Au départ, nous sommes créés d'une « étincelle » d'amour. La première année, nous sommes la « flamme » de nos parents. On se fait « chauffer » les fesses jusqu'à notre adolescence. Suit la période où un rien nous « allume ». Et dans la vingtaine, on pète le « feu ». Ensuite, on « bûche » jusqu'à 65 ans. À 75 ans, on est « brûlé ». À 80 ans, on se ramasse dans un « foyer ». Pis à 90 ans, on « s'éteint ». Alors, pourquoi demander à être incinéré? On est déjà « cuit » de toute façon...



Françoise

Quelle croix choisissons-nous?


Pour les chrétiens, c'est la semaine sainte avant la fête de Pâques où nous faisons mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus. Comme c'est le sujet de mes méditations quotidiennes, je vous partage quelques réflexions à ce sujet, en lien avec la Vie, avec nos vies...

Au calvaire, il y avait 3 croix nous dit la bible. Celle de Jésus, le fils de Dieu, le juste, le tout Amour, qui a donné sa vie pour nous redonner la Vie. C'est la foi des chrétiens. Et il y avait 2 autres croix, celles des larrons. Dans nos vies, peu importe nos croyances, nous avons tous des zones de vie où nous n'avons pas répondu à l'Amour. Des colères, du ressentiment, des tricheries, de l'indifférence face aux besoins de ceux qui nous entourent, une recherche de pouvoir, des dépendances nuisibles, etc... Sur l'échelle de l'Amour, en faisant le bilan de notre vie, nous serions jugés faibles ou coupables à bien des égards. Alors, en se basant justement sur les critères de l'amour véritable, nous représentons tous un peu ces 2 larrons qui étaient crucifiés aux côtés de Jésus. Mais sur quelle croix sommes-nous?

Celui que l'on appelle le mauvais larron ne reconnaît pas ses torts. Il revendique ses droits auprès de Jésus sans tirer de leçon sur ce qu'il a vécu. Pour lui, tout lui est dû. Il se trouve des justifications et exige de Jésus d'utiliser son pouvoir pour le sauver. Recherche de pouvoir, colère, revendication, égocentrisme sont encore les moteurs de sa vie.

Celui qu'on appelle le bon larron, mais qui probablement avait vécu une vie avec autant de manquements à l'Amour que l'autre, manifeste du regret pour ce qu'il a fait. Son expérience de croix et l'imminence de la fin de sa vie l'amènent à se questionner sur lui-même, à regretter ses erreurs et à reconnaître que Jésus est un témoin de l'Amour véritable. J'aurais tendance à penser qu'il a appris de ses erreurs et il sait maintenant se détourner de lui-même. Il ne peut plus rien faire de bonnes oeuvres pour se sauver. Il prend le risque de tout miser sur la miséricorde de Dieu. Il se tourne vers Jésus et lui dit: « Souviens-toi de moi quand tu seras au Paradis ». Et Jésus lui fait cette réponse merveilleuse: « Je te le dis, aujourd'hui même tu seras avec moi au Paradis ». Quel Dieu, qui ne nous juge pas selon nos mérites ou nos manquements mais nous accueille inconditionnellement si nous nous tournons vers Lui.

Quel est le symbolisme de ces 2 croix entourant celle de Jésus? C'est selon moi celui du libre choix: Dieu nous laisse le choix: le refuser ou l'accepter. C'est la grandeur de la miséricorde et de l'amour du Dieu des chrétiens, il respecte jusqu'au bout notre liberté de choix. Pierre et Judas ont tous deux aussi trahi Jésus. Pierre a accepté la miséricorde de Jésus et Judas a choisi la mort.

Quelle croix choisissons-nous à ce moment de notre vie??? Celle de la révolte, du durcissement du coeur ou celle de la confiance en la miséricorde et de l'ouverture en l'amour...


Dans ma vie, il y a en moi à la fois le bon et le mauvais larron
Certains jours, je suis tournée vers moi et d'autres non

Je fais parfois le mal que je n'aimerais pas faire
Ou je me préoccupe plutôt d'essayer de plaire

Mais parfois je m'arrête pour réfléchir sur ma vie
Prendre note de mes bons coups et des moins bons aussi

Je prends conscience de mes limites à aimer
Et de mon désir de m'améliorer

Je sais bien que seule je n'arriverai pas à me sauver
Pour mes manques d'amour, Seigneur prends pitié

Je me tourne alors vers celui en qui j'ai mis ma foi
Et je lui redis: " Ô Dieu d'Amour, souviens-toi de moi"

Et je m'entends offrir dès aujourd'hui le Paradis
Qui est une présence d'amour où je reçois la Vie

Françoise

samedi 4 avril 2009

Le vilain petit canard


Vous connaissez certainement le conte d'Andersen, le vilain petit canard. Quand le vilain petit canard est né, il ne ressemblait pas à ses frères et soeurs de couvée. Rejeté de tous, à cause de ce physique différent, il est contraint de quitter « sa famille » et de partir loin, pour ne plus subir leurs moqueries et leurs coups. Sur son chemin, ceux qu'il rencontre ne l'acceptent pas vraiment non plus parce qu'il est différent. Un jour, cependant, ébloui par la beauté des cygnes, le vilain petit canard décide d'aller vers eux. Les cygnes ne le chassent pas et bien au contraire l'accueillent comme l'un des leurs. Et pour cause... Le vilain petit canard a grandi et s'est métamorphosé en un magnifique cygne blanc...

Je trouve que cette histoire a quelque chose à nous enseigner à tous. Nous avons en nous un peu de ce vilain petit canard car nous avons tous souffert un jour ou l'autre d'être différents des gens de notre famille ou de notre milieu. Il y a en chacun de nous quelque chose d'unique à découvrir.

Combien de fois nous avons entendu lorsque nous étions jeunes des paroles blessantes nous reflétant une image négative de nous-même: «Tu es innocent, maladroit, un bon à rien, tu n'y arriveras jamais, je ne sais pas d'où tu sors, tu ne ressembles à personne de la famille... Tu es trop grosse, pas intelligente, tu es dure, tu n'as pas de cœur, tu n'arriveras à rien dans la vie...

Avec ça, j'ai pu développer une image négative de moi qui me fait agir de telle façon que j'attire sans le savoir le rejet... Et quand je me fais rejeter, ça me confirme que je suis un vilain petit canard... Pour d'autres personnes, cette mauvaise image de soi a entraîné beaucoup de culpabilité et de honte... Parfois, dans ma vie, à cause de ce sentiment de rejet et d'être inadéquat(e) j'ai eu tendance à me replier ou à en vouloir à la terre entière.

Mais dans la vie, je suis appelé(e) à découvrir qui je suis réellement, l'être unique que je suis : je suis un petit cygne né dans une famille de canards! Ce n'est ni mieux, ni pire, je suis juste différent de mon père ou de ma mère ou de mon milieu d'origine car je suis unique... Pour être heureux, heureuse dans la vie, je me dois de découvrir ce pour quoi j'ai été créé(e), là où je peux donner tout mon potentiel.

C'est souvent lorsque je vais rencontrer des personnes qui m'accueillent tel(le) que je suis, sans me juger, que je vais découvrir vraiment qui je suis et me permettre de développer tous mes talents, mon unicité. Je vais peut-être garder toute ma vie une plume ou l'autre du vilain petit canard mais le cygne en moi est appelé à grandir et à prendre son envol. Alors, en ce temps de printemps, de renaissance, de vie nouvelle, pourquoi ne pas en profiter pour devenir encore de plus en plus qui je suis vraiment?... Un homme, une femme unique, rempli(e) d'une beauté intérieure, riche de talents et de sentiments, né(e) pour être libre et heureux, heureuse, dont l'estime ne dépend pas de l'opinion des autres sur moi. Comme ce serait merveilleux.

J'ai en moi encore quelques plumes du vilain petit canard
Certains jours je me trouve laide et mauvaise lorsque je sors de mon plumard

Je me dispute, je me juge de ne pas être parfaite
J'ai peur d'être rejetée ou abandonnée et je suis inquiète

Pourtant j'aspire à découvrir de plus en plus la merveille que je suis
Je sais au fond de moi que je suis appelée à porter du fruit

Je choisis donc de chasser les pensées négatives qui affectent mon psychique
Et de prendre mon envol puisque je suis un cygne magnifique.


Je vous souhaite de découvrir la richesse de l'être unique que vous êtes...
Françoise


vendredi 3 avril 2009

Prenez le fils...


Voici une petite histoire que je viens de recevoir par courriel et que j'aimerais vous partager en ce temps de carême pour les chrétiens.

Un homme riche et son fils aimaient collectionner des œuvres d'art très rares. Ils avaient tout dans leur collection, de Picasso à Raphaël. Ils s'assoyaient souvent ensemble et admiraient les grands travaux de l'art.
Quand le conflit du Vietnam éclata, le fils partit pour la guerre. Il était très courageux et mourut dans la bataille en sauvant un autre soldat. Le père fut avisé et fut profondément affligé de la perte de son seul fils.

Environ un mois plus tard, juste avant Noël, quelqu’un frappa à la porte. Un jeune homme se tenait à la porte avec un large paquet dans les mains. Il dit:

«Monsieur, vous ne me connaissez pas, mais je suis le soldat pour qui votre fils a donné sa vie. Il a sauvé beaucoup de vies ce jour-là, et il était en train de me transporter lorsqu'une balle l'a heurté au cœur et il mourut instantanément. Il m'a souvent parlé de vous, et de votre amour pour l'art.»

Le jeune homme lui donna le paquet.
«Je sais que ce n'est pas grand' chose. Je ne suis pas vraiment un grand artiste, mais je crois que votre fils aurait voulu que vous l'ayez. »

Le père ouvrit le paquet. C'était un portrait de son fils , peint par le jeune homme. Il regarda fixement avec crainte la manière que le soldat avait capté la personnalité de son fils sur la peinture. Ses yeux ressemblaient tellement aux siens que ses propres yeux se remplirent de larmes. Il remercia le jeune homme et lui offrit de le payer pour la peinture.

«Ah non! monsieur, je ne pourrai jamais rembourser ce que votre fils m'a fait. C'est un cadeau. »

Le père accrocha le portrait au-dessus de son manteau de cheminée. Chaque fois que les visiteurs venaient à sa maison il les amenait voir le portrait de son fils avant de leur montrer toutes les autres grandes œuvres qu'il s'était procurées.

L'homme mourut quelques mois plus tard. Il devait y avoir une grande enchère de ses peintures. Beaucoup de personnes influentes s’étaient réunies, toutes excitées de voir les grandes peintures et d'avoir l'occasion d'en acheter une pour leur collection.

Sur la plate-forme reposait la peinture de son fils. Le commissaire-priseur martela son marteau. «Nous commencerons l'offre avec l'image de son fils. »

«Qui fera une offre pour cette peinture ?»

C'était le silence.
Alors une voix au fond de la salle cria: «Nous voulons voir les célèbres peintures. Sautez celle-ci». Mais le commissaire-priseur persista. «Est-ce que quelqu'un fait une offre pour cette peinture? Qui commencera l'offre ? $100, $200 ?...»

Une autre voix en colère cria: Nous ne sommes pas venus pour voir cette peinture. Nous sommes venus pour voir les Van Gogh's, les Rembrandt. Commencez avec les vraies offres! Mais le commissaire-priseur continuait toujours. «Le fils ! Le fils ! Qui veut prendre le fils ?»

Finalement, une voix cria du fond de la salle.
C'était le jardinier qui avait longtemps été au service de l'homme et de son fils. «Je donne $10 pour la peinture». Étant un pauvre homme, c'était tout ce qu'il pouvait se permettre.

«Nous avons $10, qui offrira $20 ? »

«Donnez-lui pour $10 et fais-nous voir les Maîtres!»
La foule devenait en colère; ils ne voulaient pas avoir la peinture de son fils. Ils voulaient un investissement plus dispendieux pour leurs collections.

Le commissaire-priseur martela son marteau.
«Aller une fois, deux fois, VENDU pour $10 ! »

Un homme qui était assis dans la deuxième rangée cria: «Maintenant laissez-nous voir la collection! »

Le commissaire-priseur posa son marteau.
«Je suis désolé, mais l'enchère est finie. »

«Qu'arrive t'il avec les peintures ? »
«Je suis désolé. Quand on m'a demandé pour conduire cette enchère, on m'avait donné une condition secrète dans la volonté du défunt. Il ne m'était pas permis de dévoiler cette condition jusqu'à maintenant. Seulement la peinture du fils serait vendue aux enchères. Celui qui achèterait la peinture hériterait du domaine entier, y compris les peintures. »

L'homme qui a pris le fils obtient tout !

Parallèle chrétien

Dieu a donné son Fils il y a 2,000 ans et il est mort sur la Croix pour nous sauver .
Tout comme le commissaire-priseur, son message aujourd'hui est:

«Mon Fils, mon Fils, qui prendra mon Fils ? »

Parce que, vous voyez, celui qui choisit le Fils obtient tout.

CAR DIEU A TANT AIMÉ LE MONDE QU'IL A DONNÉ SON FILS UNIQUE, AFIN QUE QUICONQUE CROIT EN LUI NE PÉRISSE PAS, MAIS QU'IL AIT LA VIE ÉTERNELLE! (Jean 3, 16)

C'EST ÇA L'AMOUR VÉRITABLE!

Françoise

Amazing grace


Amazing grace est une des chansons Gospel les plus connues dans le monde et l'une de mes préférées. Elle a été interprétée par de nombreux artistes, tels Elvis Presley, Aaron Neville, Helmut Lotti, Céline Dion, Mariah Carey et sûrement toutes les chorales Gospel du monde.

Les paroles auraient été écrites par John Newton en 1761. Il était un capitaine de navire négrier et au retour d'un voyage, il s'est converti à la grâce après avoir échappé à une grosse tempête en mer. C'est un peu ce que raconte ce chant: J'étais perdu, maintenant je suis retrouvé; j'étais aveugle, maintenant je vois. La grâce m'a enlevé mes peurs et m'a ramené sain et sauf à la maison. Quand je mourrai, je posséderai une vie de joie et de paix... (traduction personnelle de quelques strophes). La mélodie serait un vieil air irlandais ou écossais et elle est magnifique.

Je vous présente ici une version video interprétée magnifiquement par Il Divo, un quatuor de chanteurs à formation lyrique, formé en Angleterre en 2003. Il est composé de

Urs Bühler (Ténor), Suisse
Sebastien Izambard (Vox Populi), France
Carlos Marin (Baryton), Espagne
David Miller (Ténor), États-Unis

Cette vidéo est tirée de leur album "The Promise" sous étiquette Sony. La chanson est interprétée en partie a capella et en partie avec cornemuse dans un des colisées romains les mieux conservés, l'Arena de Pula en Croatie (photo du début). Vous n'avez qu'à cliquer sur l'image qui suit pour être transféré sur le site de You Tube et entendre ce magnifique video.
Françoise



mercredi 1 avril 2009

Poisson d'avril

Vous êtes-vous fait prendre par un canular en ce premier avril? C'est le jour où nous célébrons le poisson d'avril... Il semble que cette coutume origine d'un roi français du 16e siècle, Charles IX, qui avait décidé de changer le début de l'année civile du 1er avril au premier janvier. Certains de ses sujets, en désaccord avec ce choix, continuaient d'envoyer des cadeaux au début d'avril. Et comme cette période correspond au carême des catholiques et qu'en carême on mange du poisson... voilà quelle serait l'origine du poissson d'avril!

Vous êtes-vous déjà fait prendre par un canular du 1er avril? Quand j'étais jeune, on se retrouvait parfois à l'école avec un poisson de papier collé dans le dos... Mais je me souviens de 2 canulars qui m'ont fait rire beaucoup. D'abord, à la maison, quand j'étais petite. Mon père, qui aimait bien jouer des tours, avait réussi à prendre au piège la jeune fille au pair qui venait aider ma mère. Dans ce temps-là, on disait une "bonne". Étiennette s'était vantée de ne jamais s'être fait piéger par un poisson d'avril. Mon père avait placé un rouleau de fil derrière le divan du salon, tout en laissant dépasser un bout de fil devant le divan. Il s'était assis tranquillement sur le divan, lisant son journal durant qu'Étiennette passait l'aspirateur. Elle a vu le bout de fil qui dépassait et s'est mise à tirer dessus. Tire, tire, tire... le rouleau se dévidait à l'arrière. Mon père a alors demandé à Étiennette: "Est-ce que ça mord Étiennette?" Poisson d'avril! Elle s'est bien fait avoir.
A peu près à cette époque, la radio avait annoncé que des petits hommes verts étaient débarqués d'une soucoupe volante sur un building de New-York. Je me souviens des appels angoissés des auditeurs qui avaient cru à cette annonce et à ceux qui affirmaient avoir déjà vu eux-mêmes des petits hommes verts... Mon Dieu, que j'avais ri!

Aujourd'hui, on annonçait le danger d'un ver qui infecterait les ordinateurs du Canada. Canular ou réalité??? Nous sommes parfois si crédules. Rien qu'à voir le nombre de courriels que l'on reçoit qui nous annoncent des catastrophes ou de fausses annonces. Et il y a toujours quelqu'un qui, avec toutes les bonnes intentions du monde, se fait un devoir d'envoyer ces pourriels ou hoax à tout son carnet d'adresses... Il ne faut pas oublier de nous servir de notre jugement et de vérifier si ces courriels ou annonces sont véridiques. Tout ce qui se dit sur Internet n'est pas nécessairement véridique... Au risque d'en décevoir quelques-uns...
Je vous souhaite un bon mois d'avril. Et n'oubliez pas le dicton: " En avril, ne te découvre que d'un fil"...
Françoise

poème d'une amie


Je vous partage un poème écrit par une personne que je connais et qui désire demeurer anonyme. Il nous parle des dépendances qui contrôlent nos vies.



Prisonnier dans ton corps
Exilé de ta vie
On t’a jeté un sort
T’as pas encore compris
T’as pas tous les torts
Mais juste des envies…
D’être plus grand, d’être plus fort
D’être petit dans son lit.
Enchaîné à son corps
Esclave de sa vie
T’as pas saisi encore
Que l’amour, c’t’un sursis
Car ta vie, car ta mort
Quand même tu le cries
Jetées par-dessus bord
Noyées dans l’infini.