samedi 21 mars 2009

Le printemps


Le printemps est arrivé
C'est le temps de chanter
Le beau temps retrouvé

C'est la saison des amours
Les petits oiseaux chantent dans ma cour
C'est la sérénade aux alentours

Le soleil est au rendez-vous
Les petits animaux sont debout
Pourquoi pas nous!

C'est la saison des fleurs
Sortons notre bonne humeur
Profitons de toutes ces bonnes odeurs

Il y a bien quelques nids de poule
Mais n'en perdons pas la boule
Tant que la voiture roule…

Les arbres sortent leurs bourgeons
Le canard reprend ses plongeons
Bientôt naitront les petits chatons

La nature revit
Enfin l'hiver est fini
Célébrons la Vie

Françoise

Les 13 "commandements" de la Vie


Voici un texte qui se retrouve sur le Web et qui a circulé abondamment en diaporama. Il nous a été partagé aujourd'hui sur la cordée dont je suis membre par notre chef de cordée, Marie, une femme très profonde et humaine que je salue amicalement. Pour votre information, les cordées électroniques se retrouvent sur le site de l'association des paralysés de France. Ce sont des lieux d'échange où des groupes d'une vingtaine de membres (handicapés ou valides) échangent entre eux sur tous les sujets qui leur tiennent à cœur. Ceci permet de briser l'isolement et de développer des amitiés virtuelles.

J'aime beaucoup ces affirmations sur la Vie, même si je ne les perçois pas comme des commandements... Chacune de ces phrases pourrait susciter de nombreux commentaires. J'y reviendrai peut-être dans de futurs messages. Si l'une ou l'autre de ces affirmations vous rejoint, vous pouvez m'envoyer votre commentaire.

Françoise

  • Le plus grand handicap, c'est la peur.
  • Le plus beau jour, c'est aujourd'hui.
  • La chose la plus facile, c'est de se tromper.
  • La plus grande erreur, c'est d'abandonner.
  • Le plus grand défaut, c'est l'égoïsme.
  • La plus grande distraction, c'est le travail.
  • La pire faillite, c'est le découragement.
  • Les meilleurs professeurs, ce sont les enfants.
  • Le plus grand besoin, c'est le bon sens.
  • Le sentiment le plus bas, c'est la jalousie.
  • Le plus beau présent, c'est le pardon.
  • La plus grande connaissance, c'est celle de soi.
  • La plus belle chose au monde, C'EST L'AMOUR.

vendredi 20 mars 2009

Le suicide au Québec: un fléau...

Aujourd'hui, c'est le 2e anniversaire du décès par suicide du fils de mon cousin Jean. Il se prénommait Nicolas et il est décédé à 19 ans. C'était un beau jeune homme, sensible et intelligent.
Nicolas souffrait de schizophrénie, tout comme son père avec qui il demeurait depuis quelques années. Son père s'est suicidé 5 mois avant lui, en se jetant du haut du 9e étage de Place de la Cité, à Québec et Nicolas l'a imité...

Quelle tristesse... Sa mère et moi avons tenté de le protéger le mieux possible après le décès de son père car nous savions qu'il était très à risque de passer à l'acte. J'ai appelé la police à 6 reprises pour l'envoyer à l'hôpital lorsqu'il manifestait l'intention de se suicider. A chaque fois, on le laissait repartir car la loi de protection du malade mental respecte leur liberté... J'ai vécu dans ces expériences beaucoup de frustration et de déception face au système de santé en psychiatrie au Québec. La 7e fois, Nicolas n'a pas avisé personne de son intention et sa mère a appris son suicide par le journal télévisé avant que les policiers viennent l'aviser... C'est un drame dont elle ne se remet pas encore. Elle alterne entre la colère et la culpabilité, se demandant ce qu'elle aurait pu faire de plus pour éviter ça. Elle en veut également au système de santé et à l'état qui n'ont pas su protéger Nicolas...
Je trouve qu'elle a raison. On donne des subventions pour la recherche sur l'Alzheimer qui atteint des personnes en fin de vie et rien ne se passe ou presque pour les jeunes souffrant de schizophrénie qui auront à faire face toute leur vie à cette maladie débilitante et si souffrante. Je connais des grands-parents qui sont tellement déchirés de voir leur petite-fille souffrir de cette maladie et être si désorganisée...

Je regardais un peu les statistiques sur le suicide au Québec. En 2007, 1091 personnes se sont enlevées la vie, soit 858 hommes et 233 femmes. Entre 1981 et 2005, 31,000 québécois se sont enlevés la vie... C'est un problème de santé et de société énorme. Qu'est-ce qui rend nos concitoyens et particulièrement nos jeunes si malheureux et si vulnérables? Nous sommes un des peuples au monde qui consomme le plus de pilules pour dormir et de tranquillisants... En plus d'être élevé chez les jeunes, le taux de suicide chez les hommes, les aînés et les autochtones est également inquiétant. Il me semble qu'il y a là matière à réflexion profonde de notre gouvernement et de nous tous.

Si vous voulez en savoir plus sur les recherches sur le suicide au Québec, je vous suggère ce site internet de l'université du Québec à Montréal:
http://www.criseapplication.uqam.ca/index.asp
Et pour en apprendre davantage sur la schizophrénie, maladie dont l'incidence serait d'une personne sur cent:
http://www.schizophrenie.qc.ca/FR/Infos/index.html

En attendant, demeurons attentifs aux personnes qui nous entourent qui souffrent de maladie mentale ou qui nous semblent déprimées. Souvent, elles lancent un appel à l'aide avant de s'enlever la vie. Et je demande vos prières ou vos bonnes pensées pour la famille de Nicolas pour laquelle la vie ne sera plus jamais la même avec ces 2 suicides dramatiques.

Françoise

Journée internationale de la francophonie


C'est aujourd'hui, 20 mars, la journée internationale de la francophonie. Nous avons la chance, comme québécois, de faire partie de cette grande famille dont la langue principale est le français. C'est une langue chantante, vivante, diversifiée et sympathique! Je suis fière d'être francophone.
La Journée internationale de la Francophonie est une journée dédiée à la langue française qui unit 200 millions de locuteurs dans le monde et rassemble les 870 millions de personnes des 70 états et gouvernements de l'Organisation internationale de la Francophonie. La France, notre mère patrie, a donc influencé de nombreux pays à travers le monde au cours des siècles.
Les francophones du monde entier fêteront cette journée en exprimant leur solidarité et leur désir de vivre ensemble, dans leurs différences et leur diversité, partageant ainsi les valeurs de la Francophonie. La célébration officielle de la Journée internationale de la Francophonie se déroule cette année à Beyrouth (Liban), lieu de diversité et de dialogue des cultures et pays hôte des VIe Jeux de la Francophonie à l’automne 2009.
Pourriez-vous nommer quelques-uns des 70 pays francophones du monde? A part la France et le Québec.... Pas si facile n'est-ce-pas!... Voici la carte mondiale. Pour connaître le nom des pays membres, allez voir sur le site officiel de la francophonie:
http://20mars.francophonie.org/


Et comme le dit M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie:

"À vous toutes et à vous tous qui, en ce 20 mars, fêtez la Francophonie sur tous les continents, je veux dire : osez et revendiquez un monde possible, un monde nouveau !

Osez et revendiquez une langue française au service du développement durable, au service d’une mondialisation plus encadrée, plus équitable, plus éthique, au service de la démocratie, des droits et des libertés, au service d’un dialogue pacifique et fructueux entre les hommes de toutes les religions et de toutes les cultures !

Je forme donc le vœu que cette journée du 20 mars soit, partout, la fête de l’espérance et d’une volonté en marche !"

Beau message qui renforce ma fierté d'être francophone. Profitons de cette richesse de la langue et de la culture qui nous caractérise.

BONNE FÊTE À TOUS LES FRANCOPHONES!

Françoise


jeudi 19 mars 2009

Commentaires



A la demande de quelques personnes, je vous explique comment vous pouvez laisser des commentaires sur ce que vous lisez sur mon blog.


  • Le plus simple, c'est de cocher sous chaque message que vous lisez si vous l'avez trouvé soit amusant, intéressant ou moyen… ça m'aide à me situer sur ce que vous aimez…
  • Si vous ne savez pas comment vous inscrire sur « google friend connect » ou que vous ne voulez pas que votre commentaire apparaisse sur internet, vous cliquez sur la petite enveloppe au bas de chaque message. Ceci m'enverra un courriel privé. Si vous désirez que je partage sur le blog vos commentaires, dites-le moi dans votre message.
  • Si vous êtes habile avec l'ordinateur, vous pouvez cliquer sur « commentaires » au bas de chaque message et envoyer un commentaire qui apparaîtra sur le site en vous inscrivant sur «Google friend connect». Il apparaîtra alors sur mon blog, soit de façon anonyme si vous ne voulez pas que l'on vous identifie, soit avec le nom que vous choisirez.

Je retire beaucoup de satisfaction personnelle à partager sur mon blog des sujets qui m'intéressent. Mais j'aimerais savoir si ça vous intéresse… Si vous avez des sujets que vous aimeriez discuter, des poèmes ou des anecdotes que vous aimeriez partager sur mon blog, des commentaires à faire sur des sujets d'actualité et qui touchent la vie, envoyez-moi un courriel et je me ferai un plaisir de partager tout cela sur le blog. En attendant, merci à toutes les personnes qui me lisent fidèlement, vous faites partie de ma motivation à continuer.

Françoise

Jugement moral


Pour faire suite à la petite histoire de mardi sur le commandement relatif aux fruits, je reviens avec la notion des stades de développement du jugement moral. Ce concept a été développé par Kohlberg en 1971, suite aux travaux de Piaget. Ceci peut nous permettre de voir où nous en sommes personnellement rendus et d'identifier où les autres se situent au niveau du jugement moral. Il y aurait, selon Kohlberg, 6 stades d'évolution du jugement moral; nous pouvons parfois nous situer à des niveaux différents selon les circonstances qui nous touchent. Voici une courte explication de chacun en utilisant des exemples de la vie courante:
  1. Punition/récompense: basé sur l'égocentrisme, la loi du plus fort. Je m'incline devant la hiérachie et je me soumets à l'autorité sans questionnement, de peur de la punition. Si je veux quelque chose, je le prends, peu importe l'autre, en tant que je ne sois pas puni. Par exemple, j'obéis aveuglément aux lois de l'Église par peur d'être puni par Dieu... Je vole mon employeur, ce n'est pas grave tant que je ne suis pas pris...
  2. Donnant/donnant: Je fais quelque chose uniquement si je pense en retirer un bénéfice. C'est le stade de la loi du talion: oeil pour oeil, dent pour dent. Tu me fais quelque chose, je te fais quelque chose... Par exemple, je fais une neuvaine pour obtenir une grâce. Si je ne l'obtiens pas, je tourne les statues dos au mur dans la maison...
  3. Approbation d'autrui: je veux être un bon petit gars, une bonne petite fille. Je recherche l'approbation des autres pour être une bonne personne. Donc j'adhère aux comportements stéréotypés de la majorité pour être accepté.
  4. La loi et l'ordre: la loi c'est la loi. J'adhère aux lois existentes pour maintenir l'ordre; j'accomplis mon devoir. Par exemple, je vais à la messe du dimanche parce que c'est obligatoire. Ou, je respecte les limites de vitesse parce que c'est la loi.
  5. Recherche du concensus: le contrat social est important. Le bien relève maintenant davantage des valeurs individuelles. Par exemple, pour arriver à une décision dans une communauté civile ou religieuse, on essaie d'arriver à un concensus entre les membres.
  6. Justice et principes éthiques: empathie fondée sur le principe de la dignité humaine. Je fais des choix en fonction de ma conscience éclairée par des principes de justice, de pertinence et de globalité de mes choix, de moralité. Par exemple, l'abbé Pierre ou mère Térésa faisant leurs choix en fonction de leurs valeurs morales plutôt que de s'arrêter seulement à la loi ou à l'opinion de la majorité (ex pour les sans-abris ou opinion sur l'avortement)
Ces principes sont très utiles dans la communication et pour comprendre ce qui motive nos actions. Beaucoup d'incompréhensions sont causées par une différence sur l'échelle des stades de jugement moral des personnes en relation. Par exemple, si je suis accrochée à la loi c'est la loi, je serai portée à juger et ne pas accueillir correctement dans mon groupe religieux une personne qui vit en union libre, ce qui va contre les principes de l'Église.
Sans avoir rencontré les protagonistes du conflit religieux qui s'est déroulé récemment au Brésil, où un archevêque a excommunié une petite fille de 9 et sa mère parce que la jeune fille s'est fait avorter de jumeaux suite à un viol commis par son beau-père, je peux supposer que l'ecclésiastique en était au stade 4 du jugement moral. Il n'a pas su dépasser la loi de l'Église pour se placer au niveau de la compassion, comme l'a fait le président de l'académie pontificale pour la vie, Mgr Fisichella, lors de son commentaire sur la même affaire.

Il semble, selon les spécialistes, qu'une grande partie de la population générale a de la difficulté à dépasser le stade 4 pour adhérer à des valeurs supérieures de concensus, de moralité, de choix basés sur la conscience personnelle éclairée par l'empathie et la compassion, au lieu de se fier à la loi, ou à l'opinion de la majorité et la peur de perdre l'approbation de ceux qui nous entourent. Je vous donne un autre exemple, réfléchissez bien à ce que vous feriez dans la même situation:

Le « dilemme moral de Heinz » est un exemple classique de dilemme posé par Kohlberg à ses sujets. Il se résume comme suit.

La femme de Heinz est très malade. Elle peut mourir d’un instant à l’autre si elle ne prend pas un médicament X. Celui-ci est hors de prix et Heinz ne peut le payer. Il se rend néanmoins chez le pharmacien et lui demande le médicament, ne fût-ce qu’à crédit. Le pharmacien refuse. Que devrait faire Heinz ? Laisser mourir sa femme ou voler le médicament ?

Ce qui va intéresser Kohlberg n’est pas tant la réponse apportée par le sujet que la structure du raisonnement y ayant mené. Ainsi, on peut choisir une même issue au dilemme mais pour des raisons différentes qui vont révéler les fondements du jugement moral du sujet.

Un individu dira par exemple que Heinz doit laisser mourir sa femme pour ne pas aller en prison, et un autre de voler le médicament parce que sinon Dieu le punirait de laisser mourir sa femme. Ce sont les premiers stades de jugement. Ou encore un adulte pourrait dire qu’il doit laisser mourir sa femme parce que le vol est interdit par la loi, et un autre qu’il doit voler le pharmacien parce que la non-assistance à personne en danger est punissable par la loi. Mais ces deux derniers adultes révéleraient ici un raisonnement moral conventionnel au stade 4 de Kohlberg. Par contre, si je crois que Heinz peut voler le médicament parce que pour lui la vie est plus importante que les lois sur le vol, je passe alors à un stade de jugement moral non conventionnel supérieur. Intéressant, n'est-ce-pas?

Alors, je vous propose de vous amuser un peu en racontant l'histoire de Heinz à votre famille ou vos amis et essayez d'observer à quel stade de jugement moral chaque personne se situe, selon les arguments qui lui feront choisir une ou l'autre solution.
Françoise


mercredi 18 mars 2009

La guerre contre soi-même

Voici une réflexion qui m'a rejointe. Elle vient du patriarche orthodoxe Athenagoras, que l'on voit sur cette photo avec le pape Paul VI en 1964. Elle me rejoint car j'ai besoin d'être désarmée pour mieux aimer... C'est la seule guerre que je puisse encourager! Puisse-t-elle m'aider à chasser les peurs qui me restent...
Françoise



LA GUERRE CONTRE SOI-MÊME

Il faut mener la guerre la plus dure qui soit qui est la guerre contre soi-même. Il faut arriver à se désarmer.
J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible. Mais maintenant , je suis désarmé. Je n’ai plus peur de rien, car l’Amour chasse la peur.

Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres. Je ne suis plus sur mes gardes jalousement crispé sur mes richesses. J’accueille et je partage. Je ne tiens pas particulièrement à mes idées, à mes projets. Si l’on m’en présente de meilleurs, ou plutôt non pas meilleurs, mais bons, j’accepte sans regrets. J’ai renoncé au comparatif. Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.

C’est pourquoi je n’ai plus peur. Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur. Si l’on se désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre au Dieu-Homme qui fait toutes choses nouvelles, alors, lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.

Patriarche Athenagoras de Constantinople (1886-1972)

mardi 17 mars 2009

La loi c'est la loi...

Je vous propose ici une petite histoire qui porte à réflexion. Parfois dans nos vies, nous nous accrochons à des lois établies depuis longtemps, sans nous questionner du bien-fondé actuel de ces lois. Que ce soit au niveau des lois civiles ou des lois religieuses, pour quelles raisons les suivons-nous ou pas? Est-ce par peur, par conformisme, pour faire comme tout le monde, ou le contraire, pour nous démarquer des autres? Est-ce que ma première motivation est de me satisfaire moi, ou si je me pose d'abord la question sur ce que ça nous apporte comme société?... Lisez cette petite histoire et demandez-vous honnêtement ce que vous feriez dans cette situation? Mangeriez-vous ou non de ces fruits si les autorités civiles ou religieuses l'interdisaient??? Je vous reviendrai dans un autre message pour en discuter.
Françoise


Le commandement relatif au fruit

Dans une région déserte, les arbres étaient rares et les fruits poussaient difficilement. Dieu était désireux d'assurer qu'il y en eût assez pour nourrir tout le monde. Aussi apparut-il à un prophète et lui dit-il: « Voici mon commandement adressé à tout le peuple actuel et à venir: personne ne mangera plus d'un fruit par jour. Inscris cela dans le Saint livre. Quiconque transgressera cette loi sera tenu coupable d'une faute contre Dieu et contre l'humanité. »

La loi fut fidèlement observée pendant des siècles, jusqu'à ce que des scientifiques découvrent un moyen de transformer le désert en terre arable. Le pays devint alors riche en grain et en bétail. Et les arbres ployaient sous le poids des fruits non cueillis. Mais la loi relative aux fruits continuait d'être renforcée par les autorités religieuses du pays. Quiconque dénonçait le péché contre l'humanité qui consistait à laisser pourrir des fruits sur le sol était qualifié de blasphémateur et d'ennemi de la moralité.

Ces gens, qui mettaient en doute la sagesse du Verbe sacré de Dieu, étaient guidés par l'esprit orgueilleux de la raison, affirmait-on, et étaient dénués de l'esprit de foi et de soumission qui seul permet l'accueil de la Vérité. Dans les églises, on faisait souvent des sermons dans lesquels on montrait la fin misérable de ceux qui avaient enfreint la loi. Pas une fois on ne fit mention du nombre de ceux qui avaient connu une fin misérable même sans avoir enfreint la loi, ni du grand nombre de ceux qui avaient prospéré même après avoir enfreint la loi.

On ne pouvait rien faire pour changer la loi, puisque le prophète qui prétendait l'avoir reçue de Dieu était mort depuis longtemps. Il aurait pu avoir le courage et le bon sens de changer la loi, vu que les circonstances avaient changé, car il avait reçu cette parole de Dieu non comme quelque chose à vénérer, mais comme quelque chose à utiliser pour le bien-être du peuple.

Au bout du compte, certains firent des gorges chaudes de la loi de Dieu et de la religion. D'autres enfreignirent la loi en secret et toujours avec mauvaise conscience. La grande majorité des gens s'en tenaient rigoureusement à elle et en arrivèrent à se croire saints pour la simple raison qu'ils demeuraient fidèles à une coutume insensée et dépassée qu'ils avaient trop peur de laisser tomber...

Et vous, quelle serait votre attitude face à une telle loi???